Mettre le smartphone au régime,
une expérience libératrice

Comment je me débranche peu à peu de la prothèse la plus répandue aujourd’hui…

En ces temps de « virus planétaire », l’arrivée d’une application qui met en péril notre vie privée [4], la divulgation de certaines de nos données personnelles au gouvernement par Google et Facebook, et l’implantation de la 5G ont fini de me convaincre. Comment être aussi préoccupé par une telle actualité et rester en même temps complice en utilisant les services en cause, services assurés par entreprises qui vendent mes données personnelles, ne montre aucun respect pour la vie privée et, de surcroît, pratiquent l’évasion fiscale ?

Faut-il rappeler à quel point nous sommes tracés ? Visitez https://myactivity.google.com pour vous faire déjà une idée de ce que Google conserve de vos passages sur le Web… Ajoutez à cela que même les commandes vocales que vous avez formulées sur votre smartphone sont mémorisées… Pour vous achever, réalisez qu’en ces temps de COVID-19 et de rébellion, de nombreux Youtubeurs et autres lanceurs d’alerte ont été censurés par Youtube et Facebook sans aucune explication. Pas besoin d’aller en Chine pour se faire peur !…Même Vandana Shiva alerte! [2]

J’ai donc décidé de me « déconnecter » de la plupart des grosses entreprises du Web, celles qu’on appelle les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) mais d’autres encore, et d’en profiter pour diminuer ma dépendance au smartphone. Voici comment j’ai fait, essentiellement en termes de stratégie et d’attitude, car pour ce qui est de la technique, de nombreux tutoriaux vous renseigneront mieux que moi, selon votre téléphone et votre ordinateur. Et vous verrez que cela n’a pas consisté qu’en la suppression de tout ce qui heurtait mes valeurs et exigences, mais aussi en un sevrage en terme d’usage personnel du téléphone.

Il s’agit pour commencer de prendre une décision qui n’a rien de technique, et qui est d’abandonner l’usage de tous ces opérateurs connus pour nous pister, pratiquer l’évasion fiscale et, souvent, exploiter leurs équipes. Cela n’appartient qu’à vous de choisir votre camp. Pour ma part, j’avais depuis longtemps abandonné tout usage d’Amazon (en commençant par faire supprimer mon compte, ce qui n’est pas anecdotique). J’avais également abandonné l’usage de Messenger (propriété de Facebook) et je ne vais plus sur FB que pour y poster mon agenda professionnel, autant dire que je l’abandonnerai bientôt. Vous pourriez aussi délaisser Airbnb pour lui préférer une entreprise européenne (exemple vrbo.com ou winmdu.com), au moins histoire de lutter contre un monopole abusif et lui aussi peu citoyen en matière fiscale. Ou encore décider de ne plus sauvegarder vos fichiers chez Drive (de Google), SugarSync ou Dropbox. Je viendrai aux alternatives bientôt.

Une fois ces décisions prises, l’étape suivante consiste à voir comment remplacer ces applications et d’autres basics du téléphones par des applications moins connues, le autant que possible issues du monde du « libre », gage de sécurité et d’éthique. Je vous raconte ci-dessous comment j’ai procédé (sur un Android Samsung [1] et, côté ordinateur, un Mac) en allant des remplacements les plus faciles aux plus laborieux. Et je termine en évoquant la petite diète personnelle, cerise sur le gâteau, annoncée plus haut. A noter que certains de ces changements ont déjà été réalisés il y a plusieurs années, d’autres viennent de s’imposer au vu de l’actualité. Je rassemble ici le tout.

Débutants: les changements les plus faciles

1) Remplacer le navigateur Web Google Chrome par Firefox, célèbre open source, aussi bien sur l’ordinateur que sur le smartphone. Un navigateur qui, une fois ses préférences bien réglées, vous protège plutôt bien de la publicité. Voir par exemple son petit addon « AddBlockPLus » qui empêche les pauses publicitaires sur Youtube. Mais est-il raisonnable de conserver Youtube?

2) Remplacer le moteur de recherche par un moteur indépendant et efficace: mon choix s’est porté sur le Français Qwant. Je précise que plusieurs moteurs de recherche se disant indépendants, éthiques ou écolos, utilisent en vérité Google, ou Bing (de Microsoft).

3) Abandonner les messageries instantanées des GAFA, telles Messenger et WhatsApp (toutes deux propriétés de Facebook, et pas si cryptées que ça). J’ai choisi Signal (open source réputé pour son sérieux et sa privacité). Il en existe d’autres mais pour l’instant celle-ci a ma préférence, c’est ainsi! A noter que Signal dispose d’une application pour ordinateur, ce qui vous permettra de lire et de rédiger vos messages sur un vrai clavier. Bien sûr vous pourriez regretter de trouver moins de monde sur Signal que sur WhatsApp, mais bon, c’est le moment d’être audacieux. Invitez les copains!

4) Remplacer l’outil de cartographie et de déplacement Maps de Google, par l’open source OpenStreetMap. On peut l’utiliser sur son ordinateur, et ajouter sur Android une appli très fonctionnelle qui est OsmAnd. A noter que cet outil a l’avantage d’offrir des téléchargements de cartes (exemple, la carte « Auvergne-Rhône-Alpes ») qui permettent d’utiliser la cartographie même hors connexion.

5) Abandonner les grands de la visioconférence. Le premier, Skype, parce qu’il appartient à Microsoft, sérieux Big Brother, le second parce qu’à peine révélé par le Covid il est déjà réputé pour de multiples failles de sécurité (caméra se déclenchant toute seule, réunions privées visitées par des squatteurs,…). Je vous invite à les remplacer par un service open source comme jitsi.org.

6) Abandonner l’identificateur de musiques Shazam (qui exige lui l’activation du Playstore et a été racheté par Apple, 2 mauvais points) pour SoundHound.

Niveau apprentis: les changements qui peuvent demander une petite demie-heure

6) Rendre confidentiel votre carnet d’adresses. Si vous aviez une adresse Gmail, vous utilisiez peut-être l’appli « Contacts » de Gmail/Google, mauvaise idée! Commencez par lancer la fonction « exporter » (choisir mode VCF) pour sauvegarder tous vos contacts et les mettre à l’abri sur votre disque dur d’ordinateur. Note pour ceux qui auraient créé des « groupes » de contacts: ne faites par un export complet, mais plusieurs, un pour chaque groupe de contacts que vous aviez créé (un petit menu déroulant vous permet de choisir chaque groupe). Groupes que vous réimporterez dans la prochaine appli groupe après groupe.
L’étape suivante, pour qui est sur un ordinateur Apple, consiste à ouvrir le logiciel « Contact » d’Apple et d’y importer le fichier des anciens contacts sauvegardés. Etape suivante pour le smartphone: j’ai pour ma part recours à l’appli « SyncMate » Mac/Androïd, suffisante dans sa version gratuite, qui me permet de synchroniser régulièrement les contacts entre Mac et téléphone Android, via USB ou Wifi.

7) Remplacer votre adresse email par une adresse indépendante et bien cryptée. Pour vous débarrasser de votre adresse Gmail (Google), Orange (multiples cas de spams, de fishing, de vente forcée,..) ou de Outlook (Microsoft) par exemple, vous pouvez créer votre nouvelle adresse chez protonmail.com, opérateur suisse réputé pour sa très grande sécurité. Il existe une appli Proton pour smartphone, mais j’aurais tendance, au cas où vous seriez extrêmement à cheval sur la sécurité, à ne pas la recommander (un smartphone est vraiment mal sécurisé). A la place, vous lirez vos mails en vous connectant au site de protonmail sur Internet, c’est l’option la plus sûre. Si vous craignez de perdre vos correspondants en changeant d’adresse mail, pensez que vous n’êtes pas obligé de le faire du jour au lendemain. Vous pouvez au contraire lancer la nouvelle adresse et conserver parallèlement l’ancienne durant disons 6 à 12 mois, assortie d’un « répondeur » qui invitera tous vos expéditeurs à utiliser votre nouvelle adresse. Une fois passé un semestre ou une année de ce régime, vous pourrez faire disparaître votre ancienne adresse.

8) Utiliser une application de mail sécure. Disons donc que vous avez maintenant une bonne adresse mail… Vous pouvez alors remplacer l’outil « Mails » (Google) du smartphone (qui occupe une place folle et traîne à relever les messages) par l’appli K9Mail, opensource encore, et bien plus sécurisée. Je pratique depuis quatre ans, avec trois comptes mail différents, sans aucun souci. Cela vous demandera juste le travail de programmer à nouveau cette application avec vos références personnelles (email, mot de passe, serveur entrant, serveur sortant, vous vous souvenez? Ce ne sera pas inutile de réviser car les pertes de téléphone ça existe aussi!). Si vous aviez déjà remplacé GoogleMail par MyMail, abandonnez: cette entreprise s’est faite connaître pour mal protéger vos mots de passe et les conserver même après que vous ayez supprimé votre compte…

9) Remplacer la gestion des agendas Google par de l’open source, par exemple le Français Framagenda. Un changement stratégique, car comment tolérer que Google sache tout de vos plannings? Mais un changement qui exige quelques détours si, comme beaucoup, vous appréciez le partage des agendas entre vos différents outils.
• Sur votre ordinateur, visitez sur le Web votre GoogleAgenda et exportez vos anciens agendas.
• Toujours sur le web, créez un compte personnel chez Framagenda.
• Importez votre ou vos agenda-s dans votre Framagenda.
• Il est ensuite possible de faire la jonction avec le “client Agenda” (logiciel) de l’ordinateur . Pour celui de Mac, “Calendrier”, l’opération peut prendre une minute, en passant par “Préférences”, “Comptes internet” et en créant un compte “manuel” incluant l’adresse de framadate; https://framagenda.org/remote.php/dav/.
• Alternative à l’étape précédente: abandonner « Calendrier » de Apple et passer au logiciel Thunderbird pour Mac, open source qui offre un très bon calendrier. La jonction entre le Thunderbid du Mac et Framagenda en ligne se fait avec un simple lien à insérer dans Thunderbird. (NB: Thunderbird est aussi, et avant tout, un très bon outil de gestion des mails sur Mac ou PC.
• Etape suivante, plus complexe, il s’agira de synchroniser ces agendas avec le smartphone. Il y aura pour cela besoin d’ajouter la petite appli DavDroid (une poignée d’euros). Mode d’installation ici.
• Après importation des calendriers, il suffit de “débrancher” les anciens calendriers Google.
• NB: tout cela ne vous empêchera pas de continuer à être abonné, sur votre ordinateur et sur votre smartphone, aux calendriers de vos proches ou collègues.

10) Sauvegarder vos fichiers sur un cloud « libre »
Puisque vous êtes ici, c’est que vous n’êtes pas forcément au fait de ce qui est fondamental en informatique. Donc je me permets de vous alerter: sauvegarder ses données, en tout cas l’administration, les fichiers professionnels, ce dont on ne saurait se passer, est primordial. Vous avez peut-être un disque dur de sauvegarde, mais est-ce suffisant? Il peut crasher lui aussi, ou être volé dans votre logement en même temps que l’ordinateur… Pensons à tout! La parade est d’avoir aussi une sauvegarde en ligne, dans le cloud… Et une sauvegarde qui n’attend pas que vous cliquiez sur « sauvegarder » mais qui enregistre en permanence, dès que vous êtes connecté. Si vous connaissez cela, vous pensez GoogleDrive, Sugarsync ou DropBox, à nouveau trois gros acteurs du Net… Que vous pouvez facilement remplacer par un service open source, et français, et pas forcément coûteux. Mise à jour du 30 juin 2020, quelques “cloud” assez bien notés:

  • Cozy (https://cozy.io/fr/) qui sauvegarde sur son serveur, assure une version pour smartphone et s’affiche à quelques euros par mois pour 50 Go de stockage. Un espace qui me semble suffisant pour beaucoup d’entre nous, car nous pourrions éviter (écologie oblige) de stocker sur ces serveurs des fichiers lourds comme les photos et vidéos. Cozy ne se revendique pas comme un concurrent direct des applications citées ci-dessus, car un peu moins performant sur la rapidité de synchronisation, mais il cherche à faire la différence sur les applications associées : il permet ainsi de gérer au même endroit tous ses comptes bancaires, ses factures, sécurité sociale, impôts, etc. Puissant mais presque inquiétant ! Au final je l’abandonne car vraiment trop lent à faire ses synchros (15 jours après mon disque dur n’est pas encore passé entièrement..)
  • PCloud: souvent loué pour être suisse, mais malheureusement les données sont à ce jour hébergées aux USA, donc soumises au Patriot Act, c’est à dire susceptibles d’être transmises au gouvernement américain… On appréciera…
  • Tresorit: serait un des plus sérieux au niveau cryptage de données. Qui sont hébergées en Ireland et Pays-Bas. Tarif à partir de 8 euros par mois.
  • Sync.com: entreprise canadienne, vos fichiers  sont bien sauvergardés au Canada uniquement, nous promet-on. Premier abonnement pour 200 GB à 60 euros par an. Mon choix à cette heure.

Niveau aventuriers: des changements plus sévères pour virer Google du smartphone

Après tous ces échauffements, vous serez probablement prêt pour dé-googliser votre smartphone. Deux options s’offrent à vous, une légère, une lourde. Commençons par la lourde, préférée par ceux qui veulent être sûrs que leur téléphone ne contient plus une once de Google. Il s’agit alors de « rooter » le téléphone, opération qui consiste en une remise à zéro complète du smartphone et de son redémarrage sans aucune appli Google, ni bien sûr de compte d’utilisateur. L’opération, selon les modèles de smartphone, peut s’avérer complexe, et ceux qui s’y aventureront devront se documenter au préalable. Sur certains appareils récents, il semble possible de le faire à partir d’une simple appli, sur les plus anciens l’intervention est vraiment complexe. Un lien explicatif parmi des dizaines: https://www.phonandroid.com/comment-desinstaller-les-applications-operateurs-et-constructeurs.html, et une fondation qui promet d’assurer l’installation, mais pour des téléphones souvent récents: https://doc.e.foundation/devices/#e-smarthones)

Passons donc à la dé-googlisation « légère ». Mise à jour août 2020. Attention: beaucoup d’ennuis en réalisant cette cure. Voir plus bas en rouge. Il s’agit en résumé de fermer le compte Google du smartphone et de désactiver toutes les apps Google. Avant de vous lancer, lisez attentivement les trois paragraphes qui suivent, car les conséquences ne sont pas anodines. La première étape consiste à visiter dans le smartphone « Préférences / Comptes Google » , pour aller supprimer votre compte Google. Les applications continueront à ce stade à fonctionner mais sans synchroniser leurs données avec votre compte Google. Vous pourrez par exemple utiliser Youtube (est-ce bien cohérent avec tout ce qui précède?) mais vous ne bénéficierez plus de l’accès rapide à vos vidéos mémorisées ou préférées. Pour l’étape suivante, sachant que ces appli Google ne sont pas effaçables, vous les mettrez en stand-by en passant par « Préférences / Applications / Gestionnaires d’applications » et en cliquant sur « Forcer l’arrêt » puis « Désactiver » pour chacune. A partir de là, vous ne les verrez plus sur votre écran. Pas content le Google!

Attention!, puisque le « magasin » Google Play Store est désactivé (comme toutes vos appli Google), vos appli ne seront plus mises à jour et, quand vous voudrez une nouvelle application ou une mise à jour, vous ne pourrez pas la télécharger comme hier via Google Play Store. Vous devrez la télécharger d’une autre façon, par exemple en visitant avec votre smartphone le site https://fr.aptoide.com. Là, vous taperez le nom de l’application souhaitée et obtiendrez alors de quoi télécharger sa version “APK”. Cette méthode récolte cependant deux critiques : d’abord, de nombreux blogueurs répètent (sans grande argumentation ni exemples, ceci dit) que vous risquez ainsi de télécharger des applications bancales, voire des virus. Ensuite, ces liens ne seront parfois pas à jour: la mise à jour d’application dont vous avez besoin tardera peut-être… [3] Plus grave: vous allez certes mettre à jour vous-même vos applications préférées, mais quid de tout le système du smartphone? Aptoide vous proposera plusieus dizaines de miniappli à mettre régulièrement à jour, mises à jour multiples qui risquent fort de vous mettre le téléphone sans dessus dessous. Réinitialisation complète du télépone à la clé!! BREF, JE DECONSEILLE CETTE OPERATION.

Notons aussi que certaines applications sont tellement inféodées à Google qu’elles pourraient dysfonctionner après la désactivation des applis Google, et particulièrement de « Services Google Play » qui gère tout ce sac de noeuds afin de mieux nous pister. J’ai ainsi vu que WhatsApp n’apprécie pas que Google soit désactivé (bon débarras!). Il se peut aussi qu’une appli supporte mal ces changements. J’ai eu le problème avec ma banque, qui ne cessait de planter. Je l’ai simplement supprimée et réinstallée, tout est alors rentré dans l’ordre. Pour finir avec l’approvisionnement en application, sachez que vous pouvez aussi trouver des applications moins classiques via d’autres « magasins », comme par exemple celui de votre smartphone (exemple: Galaxy Apps sur Samsung) ou, encore mieux, un « magasin » d’applications open source (commencer à passer à l’open source c’est le défendre!) tel F-Droid https://f-droid.org/, installable sur votre téléphone…

Passons pour finir à ce que j’ai appelé le « sevrage personnel »: il s’agit de désinstaller encore quelques applications qui nous poussent à garder le nez sur nos écrans dans les transports en commun, dans les salles d’attente, voire devant un café. Ainsi libéré, on pourra toujours retrouver ces services de retour à notre domicile, sur l’ordinateur, et l’expérience montre que cet usage nomade ne relevait dans la plupart des cas d’aucune urgence. Quelques exemples pour ma part : leboncoin et airbnb, quel besoin de les consulter pendant mes déplacements ? Ralentissons! Même chose avec la visioconférence… Sur mini écran ? Pouah! Même chose encore des vidéos sur téléphone, qu’il s’agisse de Youtube ou d’autres. Ou même des appli de randonnée, qui usent notre sens de l’orientation et nous font oublier la beauté des cartes papier. Etc., etc. Je vous laisse faire votre propre sélection.

Autre diète très stimulante : la désactivation des « données mobiles » du smartphone. Adieu donc 4G, 3G et même 2G. Si vous êtes anti 5G, vous devriez, symboliquement au moins, commencer par cela, non? Et voilà ce qui se passera: vous pourrez toujours téléphoner, mais vous serez débranché de vos applications connectées, en carence de ces activités nomades. Avantages: ces applications ne vous pisteront plus, vous vous déshabituerez comme moi de ces usages compulsifs et vous limiterez votre exposition aux méchantes ondes. Il est en effet notoire que les émissions 4G sont plus nocives que le wifi. Tout cela se gère sur l’Android via « Préférences / Gestionnaire de carte SIM / Données mobiles ». Et au pire, vous le réactiverez de manière extraordinaire, au cas où un soir vous seriez « perdu sur une route de campagne à la recherche d’un raccourci que jamais… etc. »

Synthèse de ce régime: Mise à jour août 2020: moins d’applications me pistant, moins d’informations personnelles enregistrées ici et là, et une réduction importante de mon usage du smarpthone. Et le débranchement du mode « données » finit de me déshabituer au « tout-toujours-tout de suite ». Bien sûr les déplacements de mon téléphone (et donc les miens) sont mémorisés par mon opérateur téléphonique. Je le tolère, histoire de conserver pour le moment un téléphone portable, mais en réduisant sa toute-puissance dans mon quotidien j’augmente ma disponibilité au monde, et je me rends un peu plus capable de vivre sans portable demain… Mais Google est toujours là !… La prochaine étape exigerait donc de passer par un smartphone “safe”, tournant sur autre chose qu’Android. A priori, les applications des plus gros acteurs du Net, les GAFAM et leurs challengers, ne me suivent plus.

Pour aller plus loin

De nombreux sites et plate-formes évoquent la dégooglisation et offre une sélection de services de remplacement. Suivez-les, le sujet évolue en permanence. Ma préférence va pour ce jour aux français de Framasoft: https://degooglisons-internet.org/. 

[1] Oui, désolé si votre smartphone est un Apple. Désolé de ne pas traiter ici le sujet, mais désolé aussi pour vous: ce concept de smartphone est pire que l’Android; sous couvert de simplicité, il vous enclin à mettre tous vos oeufs dans le même panier: téléphone, musique, cloud, ordinateur, sans compter les applications, totalement contrôlées par le fabricant. En bref, on vous aliène. Vous pouvez le garder, mais je vous recommande fortement de vous débrancher au moins de tous ses usages satellites: abonnement iTunes, Cloud, etc.

[2] S’il vous reste du temps de lecture: un récent et beau témoignage de Vandana Shiva qui alimentera votre réflexion, https://www.goodplanet.info/actu-fondation/vandana-shiva-nos-corps-et-nos-esprits-ne-sont-pas-des-mines-de-donnees-nous-sommes-des-etres-souverains-et-autonomes/

[3] Pour poursuivre avec les APK: un autre store, celui de https://apkpure.com et des conseils supplémentaires : https://droidsoft.fr/2016/12/01/telecharger-applications-play-store-compte.

[4] Une très bonne et indépendante synthèse des différentes appli COVID, par l’équipe Protonmail: https://protonmail.com/blog/privacy-contact-tracing-apps/?utm_campaign=ww-fr-2c-mail-coms_con-monthly_newsletter&utm_source=proton_users&utm_medium=link&utm_content=2020_june&utm_term=mail

1 Commentaire

  1. Gen

    Intéressant, merci, même si je n’ai pas tout compris et que je ne suis pas accroc à toutes ces applis.
    Une remarque: couper les données mobiles ne suffit pas à se couper des ondes. Le mode avion, oui.
    Bonne journée.

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

13 − sept =